12 septembre 2026
Beaucoup de personnes s’attendent à ce qu’un pilote de drone et vidéaste s’installe dans une grande ville pour trouver du travail. J’ai fait le choix inverse, et je ne le regrette pas.
Entre le lac Léman, les massifs alpins et une lumière qui change radicalement selon la saison et l’altitude, la Haute-Savoie offre une diversité de décors qu’il faudrait des heures de route pour retrouver ailleurs. Pour un travail qui repose en grande partie sur l’image, cet environnement est un atout direct.
La proximité de la Suisse romande, le tissu économique local, et l’activité touristique toute l’année (été comme hiver) créent une demande variée : hôtellerie, sport, entreprises locales, événements. Cette diversité de clients garde le travail intéressant et évite de se spécialiser dans un seul type de projet par défaut.
Travailler entre la France et la Suisse demande une organisation administrative un peu plus complexe qu’ailleurs, mais ouvre aussi l’accès à deux marchés différents, avec des besoins et des budgets parfois complémentaires.
Connaître une région en profondeur — ses lumières, ses accès, ses réglementations locales de vol — donne un vrai avantage par rapport à quelqu’un qui découvrirait le terrain le jour du tournage. C’est un capital de connaissance qui se construit avec le temps, en restant sur un territoire plutôt qu’en le survolant une fois.
Ce choix de rester ancré localement n’a jamais été une limite pour moi — c’est au contraire ce qui me permet de proposer un vrai regard sur cette région, plutôt qu’un passage éclair.