13 septembre 2026
Faire jouer un collaborateur, un client ou un dirigeant devant la caméra — sans expérience de comédien — demande une approche différente de celle qu’on adopterait avec un acteur professionnel.
La plupart des personnes non habituées à la caméra sont naturellement tendues. Prendre le temps d’expliquer ce qui va se passer, de faire un essai sans enjeu avant la vraie prise, aide à réduire cette tension avant qu’elle ne se voie à l’image.
Demander à quelqu’un de « jouer » un texte appris par cœur donne souvent un résultat rigide et peu crédible. Il est généralement plus efficace de laisser la personne s’exprimer avec ses propres mots, quitte à guider la direction générale plutôt que le texte exact.
Poser des questions ouvertes (« qu’est-ce qui vous plaît dans ce projet ? ») produit souvent des réponses plus authentiques et utilisables qu’une consigne du type « dites que vous êtes content du résultat ».
Une personne non habituée s’améliore souvent après plusieurs essais, mais peut aussi se fatiguer ou se braquer si on insiste trop longtemps sur un même passage. Savoir doser le nombre de prises fait partie du travail de direction.
Une hésitation ou un moment moins fluide peut souvent être corrigé au montage plutôt que de forcer une prise parfaite en une seule fois. Cette flexibilité en post-production détend souvent la personne filmée, qui se sent moins sous pression.